mes choix de vie... mes décisions.. l'aventure extraordinaire que je vis...
Jeudi 24 janvier 2008
Alors que nos conversations tournaient exclusivement sur mon enfance et ma relation avec mes parents, nous avons cette fois-ci beaucoup parlé de ma fille. Je ne sais plus comment c'est venu dans la conversation. Peut-être en lui expliquant que j'avais dit à ma femme que nous aurions un autre enfant après...
Ma psy pense que je me sens coupable de ce qui est arrivé, que je dois me renseigner. Mais bon, au final, je connais déjà les réponses, il n'y a de faute de personne, c'est juste comme ça, personne à accuser, rien où focaliser ma colère ou mon désespoir... Juste accepter...
Lors d'une précédente séance, elle m'avait aussi demandé de commencer à parler à ma femme pour que je puisse continuer mon cheminement. Mais que dire ? Je n'en sais rien, je ne sais même pas comment le dire...
La fin du mois se passe mal : je fais le constat que je ne suis pas prêt à partir de chez moi et de son coté, Fred pense sérieusement à redonner une chance à son mari. Et moi, je dois faire quoi ? Pareil ? Voir avec ma femme si nous voulons un autre enfant ? Si nous pouvons arriver encore à nous supporter ? Je ne sais plus comment prendre les évènements, tout m'échappe, me glisse entre les mains, je suis un spectateur consterné et hagard d'un monde qui s'écroule autour de moi, du gouffre brulant et hurlant qui s'ouvre sous mes pieds dans lequel je vais me perdre. C'est peut-être le sentiment ironique d'avoir manqué de si peu le bonheur qui me fait le plus mal.
.../...
Non... c'est pas vrai... ce n'est pas la vérite...en réalité, je sais pourquoi la psy et moi avons parlé de ma fille ce 24 janvier, je sais très bien pourquoi.
Je dois maintenant raconter une histoire...
une histoire si douloureuse qu'elle n'est pas réellement racontable,
une douleur si forte que l'on meurt immédiatement mais sans s'en rendre compte,
aucun homme, aucune femme sur terre ne mérite ça.
Personne ne devrait voir l'enfer et pourtant je l'ai vu. Sa vision a tué mon corps et mon ame. En une seconde.
Ici commence l'enfer, ici j'ai perdu toute espérance, ici je suis mort.