mes choix de vie... mes décisions.. l'aventure extraordinaire que je vis...
Mardi 18 septembre après-midi
Nous roulons depuis une heure sous un soleil radieux. Un paysage que nous commençons à bien connaître défile sous nos yeux : les plaines aux vignobles alignés, la curieuse colline de roches rouges que nous appelons l'homme couché tant sa silhouette découpée sur le bleu du ciel nous y fait penser, les stations service de l'autoroute aux décorations particulières comme un mini-phare ou une tortue géante...
Nous nous sentons comme un jeune couple qui part pour la première fois en vacances : insouciants et excités à la fois. Comme d'habitude, nous sommes partis la veille, c'est-à-dire le mardi après-midi pour deux jours de formation sur Toulouse. J'ai fait encore une fois semblant de partir en train puis je me suis arrêté à la première station pour rejoindre Fred qui m'attendait avec sa voiture. Notre volonté de nous retrouver après le stress de ces derniers temps nous a aussi fait prendre aussi le vendredi en jour de congé, j'ai simplement dit à ma femme que ma formation durerait jusqu'à ce jour-là et Fred en a fait autant pour faire garder son enfant.
Pendant que nous roulons, notre conversation commence à prendre une tournure franchement sexuelle ; nous avons un stress à évacuer et ça commence par des mots.
- ... Alors, ce serait quoi ? Dis-moi ! me demande Fred quand je lui dis que j'ai plein de nouvelles envies en tête. J'hésite quand même à m'exprimer. Bien qu'elle m'ait fait découvrir que je pouvais avec elle assouvir mes envies de domination sexuelle sans violence, de manière parfaitement consentie et même que je pouvais aussi me laisser dominer par elle, me laisser aller, j'ai encore un peu peur que mes fantasmes l'inquiète.
- Alors ? Tu voudrais faire quoi ? Elle me regarde en coin, son fameux sourire canaille qui sait si bien me chercher. Je suis encore plus en érection en voyant ça. Je sais qu'à ce moment, elle en a envie autant que moi.
- Oh, ce n’est pas très compliqué. Juste une pose que j'aime bien. Tu es au milieu de la pièce, à genoux, les mains dans le dos, et je viens dans ta bouche. Ce n'est pas toi qui bouge, juste mon sexe qui bouge dans ta bouche.
- Intéressant. Quoi d'autre ? Là encore, j'hésite. Ce fantasme vient de mon passé, il m'excitait lui aussi par le sentiment de domination qu'il me procurait.
- On a déjà fait ça quand tu es sur les genoux, penchée en avant, les mains liées dans le dos. Mais il y a une variante... plus... radicale... que j'avais fait il y a très, très longtemps...
- Raconte. Je regarde Fred et je la trouve encore plus excitée à l'idée de jouer avec mes limites.
- Avec une corde plus longue, toujours les mains attachées dans le dos. Mais tu fais remonter le reste de la corde autour du cou et tu fais un nœud coulant. A chaque fois que tu veux bouger les mains, tu tires sur la corde ce qui fait que tu serres toi même le nœud autour de ton cou. Pas la peine de te dire que j'ai appris ça à l'armée...
Fred réfléchit quelques secondes :
- Bon, pourquoi pas ? Ça m'excite. Mais avant, mois aussi, il y a quelque chose que j'aime. C'est quand tu es derrière moi et que j'ai les fesses en l'air, offertes ; tu mets ta main sur mon dos, entre mes omoplates et tu me plaques contre le lit et avec ton autre main tu sais ce que tu peux faire...
Effectivement, je sais ce que je peux faire. Je me souviens de notre formation de juillet et de la sensation de puissance qui m'avait envahi la 1ere fois où ma main à claqué ses fesses en leur laissant une première rougeur. J'avais encore du mal à contrôler ma violence à cette période ; souvent, des gestes me revenaient automatiquement : plaquer mes mains sur elle pour l'empêcher de bouger, serrer dans une main sa nuque ou son cou, mais souvent, c'était ma main qui se posait sur son visage pour forcer sa tête à se tourner sur le coté, m'offrant ainsi une joue pendant que je luttais pour que cette même main ne frappe pas, ne gifle pas.
Fred sentait que je me retenais, souriait, me demandait si j'en avais envie, je répondais que je ne savais pas, elle ne me croyait pas, je répondais encore que je ne savais pas.
A cette dernière réponse, elle avait dégagé de force sa tête de ma main, jeté sa bouche sur la mienne, cherché ma langue et planté ses dents. La douleur fut immédiate, ma réaction aussi. Ma main s'était levée, avait filé comme l'éclair mais s'était arrêtée juste devant son visage. Elle avait déjà fermé les yeux et caché son visage derrière ses mains. Je les avais enlevés doucement en la regardant.
- Fais-moi juste confiance, je vais me contrôler. Elle m'avait regardé, à la fois ravie et effrayée d'avoir fait ressurgir de sombres automatismes.
- S'il te plaît. Tu as confiance ? Je vais me contrôler, je ne vais pas te frapper. Enlève tes mains et ferme les yeux. Elle avait hésité quelques secondes puis obéît.
J'avais posé ma main sur son regard pour l'empêcher de voir, elle était toujours couchée sur le dos ses jambes autour e moi, j'étais toujours en elle, à genoux, les pieds repliés sous mes fesses.
J'avais passé doucement puis retiré mon autre main sur sa joue , elle avait cru que j'allais la gifler et s'était crispé, je sentais autour de mon sexe le sien qui se resserrait instinctivement. Ma main passait ensuite sur ses seins, venait sur ses cuisses, les écartait doucement, s'attardait longuement sur la peau fine et délicate de leur face interne. A chaque fois que ma main quittait sa peau, Fred avait un petit sursaut de recul, croyant qu'une claque allait partir sur sa joue, ses seins, ses cuisses ; mais elle restait pourtant offerte et ouverte à moi malgré sa peur, parce que je lui avais demandé d'avoir confiance. Je voyais ses jambes trembler légèrement.
- Tu as peur ? Lui demandais-je.
- J'ai un peu peur, m'avait-elle répondu avec un léger tremblement de voix.
C'est en entendant cette réponse que j'avais compris le cadeau que me faisait Fred : elle me faisait confiance, elle avait confiance en moi, dans ma capacité à apprivoiser ma colère, ma violence ; à les utiliser, les transformer en énergie positive. Je m'étais alors senti envahi d'une lourde responsabilité, comme si elle avait déposé au creux de mes mains ce sentiment complexe, délicat et si fragile qu'était son amour. J'en étais maintenant dépositaire et c'était une grande et belle responsabilité. Je n'avais plus envie d'être violent et dominateur pour soumettre et me sentir fort, je voulais juste faire l'amour avec elle , aller au plus loin de nos fantasmes, sentir le moment ou l'autre n'en pourrait plus et s'arrêter pour mieux repartir vers d'autres expériences...
Je sors de ce souvenir, je suis toujours sur la route. Un autre fantasme m'arrive en tête. Fred hausse un sourcil et me dit non une première fois. Je lui promets que je ferais attention, que j'en ai vraiment envie. Alors elle me regarde en souriant, passe sa main sur mon sexe tendu, ouvre mon pantalon et me caresse. Du coin de l'œil, je vois son visage se baisser doucement, je sens son souffle qui se rapproche puis mon sexe qui rentre dans sa bouche. J'aime la chaleur qu'y s'en dégage, je sens sa langue qui tourne sur mon gland, ses lèvres qui vont et viennent, ses dents que ripent parfois sur ma peau, sa salive qui se mélange ; elle aime me prendre ainsi, sentir mon trouble, savoir qu'elle a le contrôle de mon plaisir .
Je reste quand même concentré sur ma conduite tout en profitant de ce moment follement érotique. Elle joue encore avec mon sexe puis se relève. Alors, assise sur son siège, elle commence à écarter ses cuisses, sa main part et ses doigts caressent les lèvres de son sexe. Bientôt, je vois son majeur glisser à l'intérieur de son sexe. Je tends aussi la main, je sens la chaleur qui irradie de son intimité, le bout de mes doigts récupèrent le plaisir qui se dégage d'elle.
Puis nous retrouvons notre calme petit à petit ; nous goûtons maintenant le silence et la paix qui s'est installé dans la voiture et nous savons que ce soir, nous allons nous retrouver pour un nouveau combat, que nos corps serons nos armes, nos fantasmes seront nos batailles et que la jouissance de l'autre sera notre victoire.