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mes choix de vie... mes décisions.. l'aventure extraordinaire que je vis...

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20 décembre 2007 – petite conversation pour tuer le temps

Bordeaux, le 20 décembre 2007

  - … Tu sais, Zach, j'ai encore eu mon mari au téléphone hier. C'est dur pour lui car il se rend compte qu'il m'a perdu.... mais je ne sais pas si c'est vrai pour toujours... mais c'est peut-être simplement de la compassion que j'ai pour lui...

  J’écoute ce que me dit Fred et j’ai encore un coup au cœur : tout à ma détresse, je ne remarque pas assez la sienne, je ne vois pas ses doutes et sa fatigue et je les prends en pleine face.
  Ce « stop and go » m’épuise et je suis trop détruit psychologiquement pour l’instant pour penser à autre chose que moi-même. Malgré les avancées que je fais avec mon psy, je m'enfonce irrémédiablement dans la dépression et je dois lutter minute après minute de toutes mes forces pour ne pas poser un genou à terre et tout laisser filer entre mes doigts. La charge est trop lourde et ma fatigue trop extrême.

  En écoutant Fred, je l'envie de pouvoir exprimer le moindre de ses sentiments, cela doit être apaisant de pouvoir se décharger un peu sur un tiers. Malheureusement, mon moral n'est pas meilleur que le sien et j'ai du mal à la soutenir comme il faudrait. Ce sont donc là les limites de dire ce que l'on pense sans retenue car les dommages collatéraux sont parfois importants.

  Mon désespoir est tel que je manque de raccrocher le téléphone, je suis à la fois énervé et désespéré alors ce qui devait arriver arriva, on se fâche et on se raccroche presque au nez. J'ai envie de hurler mon ras-le-bol de tout. J'en arrive bizarrement à me répéter comme un leitmotiv pendant cinq minutes que je dois absolument me prendre en charge sans compter sur les autres. Va comprendre par quel raisonnement j'en suis arrivé à ça...

  Fred finit par me rappeler le lendemain mais j'ai du monde dans le bureau Elle sent que je suis encore énervé et du coup raccroche sèchement. Nous nous rappelons et elle me dit avoir compris de suite que j'étais énervé et se doute que c'était en rapport avec ce qu'elle disait hier. Effectivement, je lui dis que ses phrases d'hier m'ont profondément énervé ; elle a un silence et me répond qu'elle ne me dit pas tout ce qui l'énerve par rapport à moi, par exemple le fait que je ne couche pas seul, moi... Puis elle dit qu'on ferait mieux de ne pas en dire plus donc je me tais. Je sais que c'est aussi dur pour elle que pour moi. Je l’entends jurer dans un souffle et elle raccroche. Nous nous rappelons et me confirme que c'est dur pour elle de ne pas m'appeler ou me voir quand elle veut et je ne peux qu'acquiescer...
 

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